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Récit d'un acharnement déconcertant d'un Directeur sur son employé

  08 November 2016
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Depuis plusieurs mois, John BONGANG vit un véritable harcèlement  de la part de son employeur la Socapalm... 

John BONGANG s'est engagé avec la Socapalm le 1er octobre 1991 en qualité de conducteur de tracteur (troisième catégorie). Du jour au lendemain, à raison de "forts soupçons" qui pesaient sur lui dans une affaire de vol de carburant le 07 avril 2016, ce dernier va, par une note du Directeur de Plantation (DP), Monsieur Nicolas DUTORDOIR, être rétrogradé au poste de Manœuvre Spécialisé et va être muté dans une autre plantation.

John BONGANG échappe de peu à un licenciement abusif 

Suite à cette affaire de vol de carburant à la Socapalm unité de Dibombari, la Direction de plantation pense qu'il serait mieux de licencier John pour ces faits, même s'il ne s'agit que de simples soupçons. Respectant les procédures en la matière, celle-ci va demander au Délégué Départemental du Travail et de la Sécurité Sociale (DDTSS) du Moungo, l'autorisation de licencier l'employé suspecté de vol. S'en référant à sa hiérarchie sur ladite demande d'autorisation de licenciement, le DDTSS va, le 26 mai 2016, et sur haute recommandation de son Ministre, marquer son refus à la requête de la Socapalm. Motif : Faits non établis ! 

lettre du Ministre du travail et de la sécurité sociale demandant formellement le refus de l'autorisation de licenciement de John  

La Socapalm n'est pas contente et sonne à nouveau la charge  

Pour la Socapalm, John ne doit pas s'en tirer en si bon compte. Il doit être sanctionné coûte que vaille. Une occasion favorable se présenta lorsque John va prendre son congé annuel le 03 septembre 2016. De retour le 11 Octobre, il constate que les termes de son contrat ont été modifiés à son insu. De Conducteur de tracteur, il devient simple manœuvre spécialisé: John vient d'être rétrogradé ! 

Que s'est-il passé pour qu'on n'en arrive à ce point? Le 16 juin 2016, se tient à la Socapalm un réunion du Comité de discipline sur le cas BONGANG John. A l'issue de ladite rencontre, il ressort une note signée du DP dans laquelle il est notifiée la rétrogradation du travailleur et son affectation dans une autre division. Ne voulant pas s'exécuter sur cette décision manifestement injuste et non fondée, John va vaquer tranquillement à sa fonction de Conducteur de tracteur, jusqu'à ce qu'il se rende compte que son salaire ne passe plus...jusqu'à ce jour ! Quand John va s'en plaindre dans une lettre adressée au DP le 17 octobre 2016, l'employé aura comme seule réponse une demande d'explication sur la raison de l'inapplication de la notre de rétrogradation dix jours plus tard. Pourquoi un tel acharnement sur un individu qui a déjà donné plus de 25 années de sa vie au service d'une entreprise qui veut aujourd'hui sa tête ?

 Le rapport à l'origine de la déchéance de John

La décision matérialisant la sanction abusive de la Socapalm envers son employé 

La Socapalm, une entreprise à la rancune tenace

Il faut dire que depuis un certain temps, le climat socio-professionnel est très tendu à la Socapalm. On peut même dire que ça bouillonne comme une marmite d'huile de palme posée sur un feu ardent ! Et dans un contexte pareil, tous les coups sont permis, et la Socapalm sait frapper où ça fait mal. Blocage des avancements en grade, retenue des salaires, rétrogradation, etc. Voilà les principales armes d'intimidation et de déstabilisation de cette entreprise qui a du mal a supporter l'éveil des consciences des travailleurs comme John BONGANG, qui connaissent de plus en plus leurs droits et se battent pour que ceux-ci soient respectés.