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Décès tragique de deux travailleurs de la Socapalm au cours des violences à la plantation d'Edéa!

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Deux travailleurs de la plantation Socapalm d'Edéa ont perdu la vie, pourtant ils ne demandaient qu'à gagner leur pain quotidien...

 

Du 2 au 3 mars 2017 l’un des camps de la plantation Socapalm d’Edéa communément appelée Ferme-Suisse s’est transformé en véritable champ de bataille digne d’une scène de cinéma hollywoodien, laissant sur le carreau deux morts. En effet, deux travailleurs de la Socapalm ont perdu la vie au cours des violences qui ont éclaté suite à une bagarre dans un bar du coin.
Tout commence dans la nuit du jeudi 02 mars dans un bar de la cité des cadres au camp V2 de la Socapalm où après une soirée arrosée, une altercation éclate entre deux vigiles de la société Africa Security, société assurant le gardiennage sur ce site de l’agro-industrie ainsi que sur toutes les autres plantations de la Socapalm. Après un échange virulent de mots, les deux  protagonistes vont déclencher une bagarre au cours de laquelle l’un d’eux dégaine sa bombe lacrymogène et en asperge le visage de son adversaire. Malheureusement, les autres consommateurs présents à cet instant dans le bar ont été indisposés par ce gaz lacrymogène au point où un enfant présent a presque perdu connaissance.
Outré par cette scène de violence, quelques personnes vont conduire l’enfant au camp des vigiles, et c’est là-bas que l’affaire a dégénéré en se transformant en bagarre générale entre les vigiles et les autres ouvriers de la Socapalm Edéa. Au cours de ladite bagarre, un jeune homme de 17 ans reçoit un coup de latte à la tête. Il est conduit à l’hôpital régional d’Edéa, mais finalement décède vers 4h du matin le vendredi 3 mars. La nouvelle de sa mort se répand peu à peu et embrase les esprits. Au petit matin, Une foule plus importante marche sur le camp des vigiles pour en découdre avec eux. Alertés, ceux-ci déguerpissent avec leurs familles. Leurs habitations seront saccagées, leurs biens (meubles, appareils électroniques, etc.) brûlés. Le mal aurait pu s’estomper là, mais malencontreusement, deux vigiles n’ont pas pu s’enfuir et ils sont pris et molestés. Leur supplice s’arrête avec l’arrivée des autorités et des forces de l’ordre. Les deux agents de sécurité sont conduits à l’hôpital, mais l’un d’eux, gravement touché, succombe à ses blessures.
Par la suite, environs 40 personnes originaires de la partie anglophone du pays, seront violemment arrêtées par les forces de l’ordre pour enquête afin d’établir les différentes responsabilités. L’arrestation exclusive de ces ressortissants du Nord Ouest se fonde sur le postulat selon lequel ce problème s’est embrasé parce que les travailleurs "anglophones" ont décidé de venger la première victime, l’un des leurs, qui était un élève originaire du Nord Ouest qui a récemment quitté la zone anglophone suite aux villes mortes pour travailler avec ses frères dans les plantations de la Socapalm à Edéa. Quelle triste fin pour lui...

                          arrestation musclée des présumés fauteurs de trouble par les forces de l'ordre