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Scandale autour des logements des travailleurs à la SOCAPALM Kienké

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Au lieu de construire de nouvelles habitations pour leurs travailleurs, les dirigeants de la Socapalm Kienké ont entrepris de faire signer des contrats d’attribution de logement sur des habitations en état de délabrement avancé…

                                               
Depuis sa privatisation en juin 2000, la Socapalm n’a pas construit de nouveaux logements pour ses travailleurs. Or, les habitations mises à la disposition de ses employés sont dans un état de délabrement avancé depuis plusieurs années. Ces habitations qui datent pour la plupart des années de création de cette agro-industrie c'est-à-dire entre 1968 et 1978, ne répondent pas ou plus aux exigences réglementaires en matière de logement de travail.
Conscients de cela, et face aux multiples revendications de meilleures conditions de logement par les  travailleurs, les dirigeants de la Socapalm avaient initié il y a quelques années un programme de construction de nouvelles habitations, conformément aux normes légales en la matière. Malheureusement ce programme, comme beaucoup d’autres promesses de cette entreprise opprimante, ne sera jamais concrétisé ; les responsables de la Socapalm avançant comme raison le manque de moyens. Pourtant, quand on sait quel bénéfice ce géant agro-industriel se fait d’années en années, on ne peut qu’assimiler cet argument à la mauvaise foi, à la malhonnêteté. 
Cela n’avait pourtant pas, du moins jusqu’ici, amoindri les espoirs des employés de la Socapalm de voir leurs conditions de logement améliorées. Mais grande à été leur désolation lorsqu’il leur a été servi au courant du mois de juin 2017 un contrat d’attribution de logement qu’ils devaient signer avec la Socapalm. Ces contrats en bonne et due forme comportent des clauses insultantes vis-à-vis des travailleurs, puisqu’ils ne cadrent pas avec les habitations qu’ils occupent déjà depuis plusieurs années voire des décennies pour certains d’entre eux. 


 Cette autre mesure outrageante a provoqué la colère des travailleurs qui se sentent profondément humiliés par leur employeur. Comment comprendre qu’on fasse signer des contrats sur des logements piteux qui  n’en valent  pas la peine ? N’est ce pas méprisant pour ces travailleurs que face aux revendications des logements on leur sert comme réponse ces contrats de logement ? Pourquoi la Socapalm ne construirait-elle pas de nouveaux logements avant de faire signer des contrats à ses travailleurs ? Tant de questions qui taraudent les esprits des uns et des autres.
Pour l’heure, une bonne partie des travailleurs a décidé de manifester son mécontentement en refusant signer ces contrats. A l’opposé, Certains travailleurs plus craintifs ont consenti à les signer, par peur des représailles. C’est dommage de constater que de telles dérives perdurent à la Socapalm. Il est grand temps que les dirigeants de la Socapalm mesurent l’importance que constitue le capital humain pour l’essor de leur entreprise et qu’ils commencent à traiter  leur personnel à la mesure de leur importance.

Une vue des logements inhumains que la Socapalm veut louer à prix d'or à ses travailleurs

 

ci-dessous une vue des toilettes des logements des travailleurs de la Socapalm